Proust
PROUST (1871-1922)
La Vie
Il vive à cheval de deux siècles, pendant la période de la Belle Epoque.
Il est issu d’une riche famille de la bourgeoise parisienne donc il n’a pas besoin de travailler pour vivre. Il vit une jeunesse oisive et mondaine. Son père était médecin. Sa mère, qui appartenait à la bourgeoisie israélite, était très importante pour lui.
Il est extrêmement sensible et il est très anxieux, c’est pour cela que a famille l’entour d’un amour particulier. Il souffre aussi de crises d’asthme donc il est de nature physique délicate.
Il étudie au Lycée Condorcet.
Il étude Bergson, qui est un philosophe qui s’oppose au positivisme et au rationalisme pour donner plus d’espace à l’intuition et au spiritualisme. Bergson face aussi le thème du temps.
Il obtient sa Licence en Lettres et il collabore à plusieurs revues.
Il s’intéresse à l’art et il fait des traductions du critique d’art anglais Ruskin. Il s’intéresse aux problèmes esthétiques : on les retrouve dans le narrateur du roman.
Il fréquente les hauts salons mondains de la bourgeoisie et de l’aristocratie, c’est-à-dire des milieux snob et riches qu’il analyse et observe.
Il avait des tendances homosexuelles.
En 1900 il part pour Venise.
En 1903 son père meurt. En 1905 sa mère meurt.
Il s’installe à Paris où il écrit son œuvre. Plusieurs éditeurs refusent de publier ses premiers romans.
En 1919 il obtient le Prix Goncourt pour « A’ l’ombre des jeunes filles en fleurs ».
Il mort à cause d’une bronchite le 18 nombre 1922.
Pensée
Selon Proust, l’œuvre est un produit qui peut être complètement différent de l’artiste donc on ne peut pas se baser sur la vie de l’auteur pour interpréter le significat d’un texte. Cette idée s’opposait à celle de Saint-Beuve, un critique d’art du Romantisme qui soutenait que l’œuvre contenait beaucoup de faits qui concernait la vie de l’auteur.
Il rejet le romans réaliste, engagé et symboliste.
Il pense que la vraie vie c’est la littérature.
Seulement l’œuvre d’art échappe à la destruction du temps, l’art est le seul moyen de retrouver le temps perdu.
Quand il parle de « moi » il faut faire une distinction : 1) le moi de l’écrivain (habituel) 2) le moi profond qui émerge de l’œuvre.
A’ la recherche du temps Perdu
Structure
L’œuvre se compose de 7 livres, écrits de 1913 à 1927.
La fin de l’œuvre explique la raison pour laquelle elle a été entreprise. C’est dans le final que l’auteur rejoint le narrateur et le passé rejoint le présent.
Le parcours commence de l’enfance de Combray jusqu’à la sénilité dans la cour de l’hôtel des Guermantes.
La structure du roman est une sorte de cercle, la fin se conclut avec la décision du narrateur d’écrire ce que Marcel, l’écrivain, a déjà écrit,
Style
Il ne s’agit pas d’un romans traditionnel (héros, trame, finale). Proust ne veut pas raconter une histoire mais explorer un espace intérieur : il raconte la découverte des êtres et des choses. Il ne s’agit pas de l’histoire d’un personnage mais ce sont des bribes, dont la seule constante est le narrateur.
Il y a des changements de temps et de lieu.
La recherche peut être définie un roman d’apprentissage qui retrace les expériences de la vie du narrateur.
Le « je » est celui du narrateur, d’abord enfant, puis adolescent et adulte mais qui n’est pas forcement Marcel Proust. .
Le narrateur dans le dernier volume n’est pas omniscient et on connait les personnages à travers sa conscience : parfois il modifie son opinion des personnages à la lumière des événements.
Il utilise le mécanisme de la mémoire involontaire. Différence avec la mémoire volontaire : dans la mémoire volontaire on remonte dans le passé grâce à des points de repère en faisant appel à l’intelligence. Dans la mémoire involontaire (ou affective, liée aux émotions) le souvenir surgit de façon imprévisible à cause d’une émotion, d’une sensation olfactive, auditive, gustative. La mémoire involontaire est déjà utilisée par Baudelaire mais Proust en a fait un usage systématique (ex. la madeleine, le pavé inégal). Le passé a des difficultés à remonter et le narrateur a des échecs avant de réussir à faire resurgir le passé. La mémoire involontaire déclenche la créativité et le bonheur.
Il utilise la technique du Réalisme subjectif (ou perspectivisme) : le narrateur n’est pas omniscient et les personnages sont décrits à travers la conscience du protagoniste. Leurs figures se construisent au fur et à mesure que le roman se développe, donc parfois il modifie sa considération des personnages.
Personnages
Les personnages sont dévoilés lentement à travers la conscience du narrateur. Leur connaissance est fragmentée et peut comporter des changements.
Le personnage-narrateur est celui sur qui on a le moins de détails.
Il construit ses personnages on se servant des personnes qu’il connait : il a transposé la réalité dans le roman.
Il s’intéresse au mystère des personnages, il veut aller au-delà des apparences.
Thèmes
Proust est obsédé par l’idée du temps qui transforme tout et que rien n’arrête. Le retour en arrière est impossible et le temps imprime un éloignement spatial et temporel irréversible. Toutefois il pense que le passé n’est pas perdu mais il est inscrit en nous et la mémoire involontaire peut le faire ressurgir en accord avec les sentiments présents : à ces moments privilégiées la sensation de la fuir du temps est abolie et on a un sentiment de plénitude absolue car retrouver par le souvenir ce qu’on a perdu procure le bonheur à par l’écriture on essaie de récupérer les expériences vécues.
Le temps perdu a un premier sens banal de temps perdu dans la vie mondaine, dans les salons, dans l’amour et l’amitié mais il a aussi le sens de perdu dans la mémoire, de ce qui est passé, oublié.
La mort est présente dans l’œuvre mais elle est privé de tout espoir chrétien.
Le but du roman n’est pas de reproduire la vie : ce que Proust veut c’est de pénétrer la vie cachée des êtres et des choses. Il veut dévoiler le sens des choses et arriver aux essences : voilà la tache de l’artiste. Il cherche la vérité sur soi, sur les autres, sur le monde. Il découvre le monde à travers la conscience, le « je » du narrateur.
L’amour est un des thèmes du roman. Pour le narrateur il s’agit de trois échecs (Gilberte, Albertine, la duchesse de Guermantes).
L’amitié est aussi niée dans le roman, c’est une illusion qui crée plus de devoirs que de plaisirs.
Les lieux de l’enfance sont au contraire le vrai paradis.
Contenu
Le fil conducteur de l’œuvre est la NAISSANCE D’UNE VOCATION D’ECRIVAINE. Il la ressent dès son enfance est c’est la réalité et toutes les sensations qui déclenchent en lui la volonté d’écrire mais il est distrait par : 1) la mondanité : les salons aristocratique où il voulait accéder pour voire comme ces êtres qu’il considérait supérieurs vivaient Il est déçu par eux, il met l’accent sur leurs défauts (mauvais gout, égoïsme et médiocrité) et il les ridiculise. 2) Amour passions : l’amour est une illusion qui fait voir un être différemment qu’il est. L’amour entraine des tourments. Il est amoureux d’Albertine mais ensuite il éprouve une sorte de désillusion.
La mémoire involontaire qui fait resurgir le passé est un élément que Marcel découvre pendant sa vie et qui a un rôle très important. En effet tout s’appuie sur la mémoire involontaire qui lui fait revivre des moments passés à travers les sens (es. La madeleine).
Dans la recherche on trouve les souvenirs d’enfance du narrateur, ses amitiés, son premier amour, les milieux qu’il fréquente, le voyage à Venise, la guerre du 14-18… En effet il veut explorer les milieux sociaux qu’il connait, c’est-à-dire l’aristocratie et de la riche bourgeoisie du début du siècle qui fréquente les salons, qui habite Saint Germain-des-Prés et qui laisse le narrateur déçu après avoir tant désiré. A’ la suite de ces déceptions le narrateur découvre sa vocation d’écrire, l’art qui le sauvera des désillusions de la vie mondaine. Il nous raconte qu’il reçoit des invitations pour entrer dans ce monde mais il est déçu par les milieux aristocratiques. En plus ce fait-là le détourne de sa vocation, l’écriture, qu’il ressentait dès qu’il était tout petit.
Il nous dit qu’il avait du mal à se concentrer pour écrire puisque deux tentations l’empêchent d’explorer son soi profond : 1) la mondanité 2) l’amour, la passion.
Du côté de chez Swann : souvenirs de Combray. Ce que la mémoire volontaire n’arrive pas à ressuscité, est resurgit par la mémoire involontaire.
A’ l’ombre des jeunes filles en fleurs : il fait la connaissance d’Albertine.
Le coté des Guermantes : Le narrateur est déçu par le mauvais gout, l’égoïsme et la médiocrité du milieu aristocratique.
Sodome et Gomorrhe : réflexion sur les homosexuels, une race maudite comme les Juifs.
La prisonnière : la fuite d’Albertine
Albertine disparue.
Le temps retrouve : en rentrant dans la cour e l’hôtel de Guermantes pour éviter une voiture le narrateur bute sur des pavés inégaux et il revoit son séjour à Venise. Il retrouve la félicité de son enfance et il comprend que ce rapprochement du passé et du présent est une victoire sur le temps qu’on croyait perdu et qui est récupéré. Seul l’artiste peut déchiffrer les signes qui cachent des vérités plus profondes, les vérités des sensations. Il se mettra donc à écrire et la matière de son livre sera sa propre vie.
Un événement très important est l’illumination dans la bibliothèque du Prince de Guermantes : il comprend qu’il est mur pour écrire mais à ce moment-là il a déjà écrit son œuvre (structure en cercle).
Il comprend qu’à travers l’écriture on peut reconquérir la vie passée.
Significat du temps perdu : c’est le temps qu’il n’a pas exploité pour la création artistique mais c’est aussi l’oubli.
L’œuvre de Proust n’est pas étrangère aux grands événements de l’époque :
L’affaire Dreyfus est présent dans le roman pur expliquer ce qui se passe dans les salons mondains : les Juifs sont écartés des milieux bien-pensants et on est tous antidreyfusards.
La guerre du 14
La Belle Epoque
maggio 24th, 2011 in
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